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A fleur de l’eau, un nénuphar A l’aune du ciel, un phare, A la commissure des grèves S’assoir, A l’échancrure de tes lèvres… S’échoir.
A l’exorde du firmament S’endors, Le prélude du néant L’aurore.
Les soleils s’effondrent. Le départ, L’éclosion, Eclairent ma mémoire ; L’imperfection.
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Haine
Fanez ! hordes putrides promenez vos mains sale ailleurs que sous mes yeux ! Ravalez vos élans, vos axiomes stupides toute mon âme chie sur vos airs dédaigneux
vos faces craquelantes ne m'effrayent pas je vois la pourriture sur laquelle sèchent fards et mascara vos serres vous interdisent toutes caressent vous ignorez les jardins ou les licornes paissent mes pieds fatiguent à porter mon être décousu je briserai d'un geste vos trente deux dents pointus Je jetterai vos orteils dans des bains de goudrons juste au dessous d'où dort le grand dragon mon cri strident monocorde et aigu l'éveillera, superbe de colère, alors, dresser, ombre sans fin, sans retenue ses naseaux bruleront ce qui naguère gigotait, dégoutant ! au bout de vos pieds nus !
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Nous n’irons jamais en haut de ces branche blanches Qui dorment au sommet de ces arbres immenses, Mes mains dessinent les cimes, mais c’est étrange Elles flétrissent, retombent, s’abîment et flanchent
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rassuré par l'absurde du moment qu'il est poetique
Les jours de pétales, je cueille mes mains que j’offre en bouquet Elles parfument la table qui accueille mes paupières s’éveillant à petit feu Les couleurs font de tout petit bruit rebattant de leur plumes l’arôme cru Les nuages sont filés de loin en loin laissant filtré les grains doré qui tombent Le petit matin grille affectueusement sur mes narines, mes lèvres sont caressées Mes pattes velouteuse sont dégriffées par les planches moulant mes pas, Des remorques de nuit noires sont tirées dehors par des mulets aux oreilles grisées La lenteur des photons me colle à mon corps, comme de la laine sur un mouton Une rivière semble couler entre mes épaules, juste au dessus de la poitrine Et mes yeux regardent comme s’ils cherchaient à percer cette sorte d’emphase Du toit piteux dont les dents brillent me parviens le goût de la salive Ouf ! Toutes les inepties sont à leur place je peux me réveiller pour de bon.
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Louve
Une louve est comme un chat, Sauvage et griffante, Une louve hante les bois, Qui peuplent les attentes. Une louve est toujours blanche, Dans les mains des pinceaux, Une louve tranche, Des canines les mots. Un museau et ses yeux, sa fourrure et des pattes, glisse comme un jeu, en boule sur une natte. La queue sur les oreilles, les moustaches tendues, elle hurle en sommeil, à la lune pointue. Ses paupières lisent se que son échine tremble, ses poils bondissent dans des forêts qui ressemble, à des hommes La louve est écrite, Dans les mots de la peau. La Louve existe, loin des troupeaux. Que nous sommes.
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Il est exquis de promener ci-bas des pieds sur de rêches sandales il est exquis de poser son ennuie sur ces rochers ou la lumière s’étale un ruisseau clair comme chanson qui éclaire la clairière, tamisé par les frondaisons, d’un son de flute traversière
les sapins verts comme visière et les fougères en édredon suivons la fluette rivière se perdant dans les bois profonds
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